Cerveau saboteur / ennay

Cerveau saboteur.
Vilain, mesquin, rusé… Traître.

Qui es-tu? Je t’observe, je t’analyse, chez l’un, chez l’autre, chez moi. Curieuse machine cette viande pensante; à la recherche du bonheur et à la quête du doute. L’équilibre réel se trouverait-il entre les deux?

Je t’ai vu: analyse exagérée, critiques pointues, contrastes aigus, scepticisme profond, méfiance latente. Incapacité d’accepter le moment présent, la bonne volonté, la richesse de l’échange et la beauté de l’exploration. Je t’ai vu créer malaise et mal-être. Saboteur, quand tu nous tiens.

Je t’ai vu, je t’ai reconnu.

Je (me) propose de jeter cette cassette que tu fais jouer si habilement à l’insu du corps que tu possèdes. Stop. Ta main pernicieuse n’appuiera plus sur le bouton de la peur, du dénigrement et de la déroute.

Whenever I can catch myself, this will be my new track: accueil, compassion, éloge, célébration.
À jouer en boucle.

Viol

Ce n’est pas un sujet facile. Ce n’est pas un coin lumineux à visiter.
Le viol: un crime violent perpétué partout. Un crime qui continue de ronger la vie de ses victimes des années durant.

Ce qui me fait le côtoyer? C’est le cas de Steubenville: une jeune fille de 16 ans, violée par 2 garçons, joueurs de football «célèbres» at their highschool and in their community. Les garçons ont été défendus par leurs paires après que ceux-ci aient été témoin des actes criminels et même d’avoir partagé des photos desdits actes. Plusieurs articles ont défilés cette semaine et je m’y suis intéressé. De plus, ce matin j’ai écouté l’émission Médium Large qui proposait la chronique «Des violeurs traités comme des demi-dieux» et ça m’a fait rager d’entendre les propos rapportés. Entre autres, des amies des aggresseurs qui ont menacé la victime du viol via les médias sociaux. They were angry, they didn’t mean it. Yeah, right.

Under-reported, caché, camouflé et covered-up, non reconnu, invalidé, et quoi encore. Victimes du viol: stigmatisées, blessées, détestées, intimidées, sans espoir, sans issues.

On ne choisit pas de venir au monde femme. On ne choisit surtout pas de venir au monde pour se faire violer. On ne choisit pas de faire baffouer notre intégrité, notre dignité, de se faire meurtrir le corps, de se faire transgresser, de se faire abuser, de se faire faire violence. Quête de pouvoir, quête de domination et de sensation forte?  C’est une offense trop grave et trop récurrente qu’il faut addresser.

Environ 85 000 cas, enregistrés, aux É-U en 2010. Mon coeur fend. Mes jambes deviennent de la guénille.

Et de voir, le traitement média qui couve les sex-offenders. «Their “promising” lives have been ruined». Ça, jamais je n’y aurais cru. Je ne dis pas que tous les médias traitent l’information de cette manière, mais de savoir qu’une telle posture puisse être diffusée, ça me répugne.

Qu’est-ce qui cloche dans cette histoire? Ce sont les symptômes sous-jacents. On vit dans une société qui tient bien les apparences. L’apparence d’être égalitaire, que tout le monde a le droit aux mêmes chances, aux mêmes rêves. Dans le quotidien, on se rend vite compte que ce code est transgressé, continuellement. On aura droit à des discours où la femme est une chose, un objet. Elle aura droit à toutes les appellations, pute, salope, garce, whore, bitch, cunt … et les excuses… Oui, mais elle avait bu, Boys will be boys, elle le cherchait un peu, elle était trop sexy, elle était si moche qu’elle devrait être contente qu’on s’y intéresse, tout le monde l’avait déjà vu montrer sa culotte, elle est du genre a traîner avec des voyous, elle marchait seule, trop tard, she’s a slut… La déresponsabilisation, l’imputabilité, la noirceur morale sont au rendez-vous.

Une femme qui n’a pas verbalisé son consentement pour un acte sexuel réciproque, c’est NON.

Point.

PS. Un ressource qui peut éclairer/aider ici: http://www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca/fr/index.php

Mille Bornes

I stumbled upon this image yesterday. This is a sort of “Show & Tell” post.
Un des jeux de société qui m’a le plus marqué dans ma jeunesse — pas tant pour le jeu que pour le design des cartes. J’étais fascinée et absorbée par les illustrations, les couleurs, la typographie, les formes.

Et encore aujourd’hui, j’avoue que j’ai toujours un faible pour toi, Mille Bornes.
: )

HomoHetero

Open your mind, open your heart.

Je trouve ça incroyable qu’en 2013 on proclame tant de haine et d’incompréhension face à une union du même sexe.

Le gouvernement du Québec a mis sur pied une campagne publicitaire éclairante, nuancée, respectueuse, mettant de l’avant un message d’acceptation: vraimentouvert.com.

Sur le web… que fait une forte majorité des internautes-citoyens? Ils s’en prennent aux gais et lesbiennes en inscrivant des remarques haineuses, sans empathie, sans jugement, sur toutes les tribunes qui laisseront de l’espace aux «commentaires».

Ces «internautes-citoyens», appelons-les des «haters», point. Ces gens ne sont pas ouvert à la nature profonde de l’humain > chercher l’amour. L’amour ne peut être tenu de se traduire d’une seule manière.

Homme aime femme, femme aime homme, homme aime homme, femme aime femme, homme aime femme qui aime homme et femme, femme était homme aime homme.

How about: Love anyone you want who loves you back and makes you feel like life is worth living. Si on se laissait la chance, à tous, à toutes, de connaître l’amour, le vrai, peut-être qu’il y aurait moins de «haters» et plus de «lovers».

Peace.

Cacanada — Ennay

L’armageddon est à nos portes le 21 décembre… Sure. Whatever. Au lieu de nous concentrer sur des supercheries, voici un article qui nous rappelle les changements réels qui se produisent, dans notre  pays. Là. Maintenant.

Oh, Cacanada.
Our home, blessed with tar sands.
True patriot love, in all thy sons command (maybe this part should be scrapped all together).
Pis, laisse-faire le reste.

Le Canada change profondément

Loup23 ans plus tard, nous nous devons de souligner et de se remémorer les événements tragiques du 6 décembre 1989.

École Polytechnique / 14 femmes, mortes / 14 blessés (10 femmes et 4 hommes).
14 femmes, aimées, entourées, passionées, inspirées, fonceuses, dorénavant perdues; vivant les derniers moments de leur vie dans une violence extrême qui ne saurait s’expliquer.

Aux victimes, aux familles des victimes, un moment de silence et un souhait sincère pour un monde où la haine de la femme n’existera plus.

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