
Ce n’est pas un sujet facile. Ce n’est pas un coin lumineux à visiter.
Le viol: un crime violent perpétué partout. Un crime qui continue de ronger la vie de ses victimes des années durant.
Ce qui me fait le côtoyer? C’est le cas de Steubenville: une jeune fille de 16 ans, violée par 2 garçons, joueurs de football «célèbres» at their highschool and in their community. Les garçons ont été défendus par leurs paires après que ceux-ci aient été témoin des actes criminels et même d’avoir partagé des photos desdits actes. Plusieurs articles ont défilés cette semaine et je m’y suis intéressé. De plus, ce matin j’ai écouté l’émission Médium Large qui proposait la chronique «Des violeurs traités comme des demi-dieux» et ça m’a fait rager d’entendre les propos rapportés. Entre autres, des amies des aggresseurs qui ont menacé la victime du viol via les médias sociaux. They were angry, they didn’t mean it. Yeah, right.
Under-reported, caché, camouflé et covered-up, non reconnu, invalidé, et quoi encore. Victimes du viol: stigmatisées, blessées, détestées, intimidées, sans espoir, sans issues.
On ne choisit pas de venir au monde femme. On ne choisit surtout pas de venir au monde pour se faire violer. On ne choisit pas de faire baffouer notre intégrité, notre dignité, de se faire meurtrir le corps, de se faire transgresser, de se faire abuser, de se faire faire violence. Quête de pouvoir, quête de domination et de sensation forte? C’est une offense trop grave et trop récurrente qu’il faut addresser.
Environ 85 000 cas, enregistrés, aux É-U en 2010. Mon coeur fend. Mes jambes deviennent de la guénille.
Et de voir, le traitement média qui couve les sex-offenders. «Their “promising” lives have been ruined». Ça, jamais je n’y aurais cru. Je ne dis pas que tous les médias traitent l’information de cette manière, mais de savoir qu’une telle posture puisse être diffusée, ça me répugne.
Qu’est-ce qui cloche dans cette histoire? Ce sont les symptômes sous-jacents. On vit dans une société qui tient bien les apparences. L’apparence d’être égalitaire, que tout le monde a le droit aux mêmes chances, aux mêmes rêves. Dans le quotidien, on se rend vite compte que ce code est transgressé, continuellement. On aura droit à des discours où la femme est une chose, un objet. Elle aura droit à toutes les appellations, pute, salope, garce, whore, bitch, cunt … et les excuses… Oui, mais elle avait bu, Boys will be boys, elle le cherchait un peu, elle était trop sexy, elle était si moche qu’elle devrait être contente qu’on s’y intéresse, tout le monde l’avait déjà vu montrer sa culotte, elle est du genre a traîner avec des voyous, elle marchait seule, trop tard, she’s a slut… La déresponsabilisation, l’imputabilité, la noirceur morale sont au rendez-vous.
Une femme qui n’a pas verbalisé son consentement pour un acte sexuel réciproque, c’est NON.
Point.
PS. Un ressource qui peut éclairer/aider ici: http://www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca/fr/index.php